MAURICE PIALAT, CET EMMERDEUR

Du mercredi 9 au mardi 15 janvier 2013

Réalisateur qui fascine, entouré d'une aura de violence, de mauvais caractère, de mauvais traitement aux acteurs, Maurice Pialat a surtout su imposer une approche exigeante du cinéma tendant vers l'excellence.

"Si vous ne m'aimez pas, je ne vous aime pas non plus" lors de la remise de sa Palme d'Or pour "Sous le soleil de Satan", entre sifflets et applaudissements.

Réalisateur qui fascine, entouré d'une aura de violence, de mauvais caractère, de mauvais traitement aux acteurs, Maurice Pialat a surtout su imposer une approche exigeante du cinéma tendant vers l'excellence.

A l'occasion des 10 ans de sa révérence, Spoutnik tient à revenir sur ce cinéaste français hors-norme, hors famille de cinéma, auteur subversif et insaisissable.
Il est un des ces rares réalisateurs qui a fait un cinéma au plus proche de la vie, de la vérité de l'instant, sans artifice ni concession.
Il a cherché à concevoir "un cinéma dans le monde et non plus face à lui", il a traqué les moments d'existence uniques et informels au moment où le film se costruisait. Il voulait offrir au spectateur la possibilité de vivre une réalité, physiquement authentique, à fleur de peau, entière et fidèle à la vie et à ce qu'elle revêt de plus beau et de plus cruel.

Pialat, tout le monde connaît son nom ou a vu un ou deux de ses films, mais s'est-on vraiment penché sur l'ensemble de sa filmographie? Nous en doutions, alors, pour ne pas passer à côté de ses chefs-d'oeuvres, nous vous proposons pendant 7 jours une "quasi-intégrale", un portrait de Maurice en 7 films, et dans leurs formats d'origine - en 35mm - le tout éclairé par Rémi Fontanel, spécialiste de l'oeuvre du réalisateur.