DAVID HOLZMAN'S DIARY

Film

« Le cinéma c’est la vérité, 24 fois par seconde. »

La citation est reprise de Godard par le protagoniste du film, David Holzman, un jeune new-yorkais fraîchement viré de son job, qui entreprend de réaliser son journal intime filmé. On apprendra donc à le connaître à travers des monologues à forte portée narcissique face à la caméra, sa tendance irritante à filmer sa petite amie dans des situations peu flatteuses ou encore les interactions plus ou moins heureuses avec d’autres individus, notamment une femme prise en chasse dans la rue ou son ami moyennement enthousiasmé par le projet…

« Le cinéma, c’est le mensonge, 24 fois par seconde » : c’est ce que semble affirmer ici Jim McBride, le véritable réalisateur du film, en signant un des premiers exemples de mocumentary, démarche visant à détourner les codes du documentaire et questionner le lien entre cinéma et vérité.


Cinéma-vérité ou sa variante cinéma direct qui étaient du reste très prisés à l’époque, notamment dans la forme de journal-filmé développé par Jonas Mekas. Or, avec ce personnage médiocre, antipathique, bien que touchant par moments, McBride pointe les limites du genre : le projet finit en cul-de-sac après que Holzman se soit fait voler son équipement. Le message est sans équivoque.


 

Auteur Jim McBride
Pays Etats-Unis
Année 1967
Durée 74'
Genre Essai
Version VostFr
Couleur Noir Blanc
Format DVD
Thème 50JPG - "fALSEfAKES - vrais faux semblants"