Robert breer: programme 2

Film

Robert Breer revient au Spoutnik avec ces films courts:

Un Miracle (Etats-Unis, 1954, 30 sec.)

Jamestown Baloos (E.-U., 1957, 6 min)

Blazes (E.-U., 1961, 3 min)

Fist Fight (E.-U., 1964, 11 min)

PBL#2 (E.-U., 1968, 1 min)

70 (E.-U., 1970, 5 min)

77 (E.-U., 1977, 10 min)

T.Z. (E.-U., 1979, 9 min)

Trial Balloons (E.-U., 1982, 6 min)

Sparkill Ave ! (E.-U., 1993, 5 min)

Atoz (E.-U., 2000, 5 min)

L’œuvre de Robert Breer évolue entre la sculpture cinétique et le cinéma d’animation : empruntant des techniques mixtes, ses films exacerbent le mouvement et le dynamisme des formes ; ses sculptures, notamment la série FLOATS, commencée dans les années 1960, jouent sur le mouvement imperceptible de structures qui se déplacent dans l’espace, selon une trajectoire aléatoire. Figure atypique du cinéma underground, Breer a côtoyé les principaux artistes du pop art depuis la fin des années 1950, après un séjour d’une dizaine d’années à Paris. Influencé par les premiers peintres abstraits qui pratiquent l’animation, tels Hans Richter, Viking Eggeling et Walter Ruttman, Robert Breer renouvelle cette pratique en procédant par collage abrupt de matériaux hétérogènes. S’inspirant de la technique des folioscopes qu’il a par ailleurs pratiqués, il renoue avec la pratique de la satire politique et une certaine tradition du dessin de presse. Constituant une authentique entreprise de décomposition et de recomposition du mouvement, les films d’animation de Breer mêlent des figures abstraites à des formes figuratives, des dessins géométriques à des figures découpées. Filmant image par image des cartons qu’il dessine, Breer multiplie les conflits graphiques et les chocs visuels, tout en intégrant à l’occasion de la musique concrète, selon une sensibilité apparentée au dadaïsme.

Auteur Breer Robert
Pays Etats-Unis
Année 1954
Durée 62'
Genre Expérimental
Version v.o.
Couleur Couleur
Format 16mm
Thème