Tod und teufel

Film

A partir de la pièce homonyme de Frank Wedekind, Tod und Teufel explore les relations de pouvoir et les mécanismes d’oppression entre les sexes, à travers des gros plans longuement tenus qui sont centrés sur le visage des protagonistes. Les dialogues du dramaturge, rédigés en 1905, sont réactualisés vis-à-vis des revendications féministes des années 1960.

Stephen Dwoskin a développé un cinéma qui porte sur les interactions entre le sujet filmant et le modèle filmé. Ainsi, ses premiers courts métrages se concentrent sur les relations de l’opérateur à une femme (ou un couple de femmes) qui se tient tant bien que mal face à la caméra. À ce sujet, Paul Willemen a pu parler de «?quatrième regard?» (celui du modèle qui dévisage le cinéaste et qui prend à défaut le spectateur, suscitant un sentiment de déplaisir de sa part), déplaçant ainsi les débats féministes sur le voyeurisme et le fétichisme attachés à l’acte de visionnage. Par la suite, Dwoskin s’est concentré sur la forme du documentaire et de l’autofiction, mettant en scène son propre handicap comme un corps burlesque provoquant une gêne certaine. Son dernier long métrage, Oblivion, se présente comme une lointaine transposition du Con d’Irène, un texte «?pornographique?» et poétique d’Aragon qui raisonne avec la situation du voyeur empêtré, immobilisé, face à des corps féminins en mouvement. Comme par un effet de saisissant contre-champ, Tod und Teufel, à travers la médiation d’une pièce de Wedekind, dénonce la mécanique d’oppression des sociétés patriarcales et la dynamique réifiante de la prostitution. François Bovier

Auteur Dwoskin Steve
Pays Allemagne
Année 1973
Durée 94'
Genre Expérimental
Version
Couleur Couleur
Format 16mm
Thème Stephen Dwoskin (1939-2012) , séance expérimentale: Stephen Dwoskin, RETROSPECTIVE STEPHEN DWOSKIN

Error: [8192] mysql_connect(): The mysql extension is deprecated and will be removed in the future: use mysqli or PDO instead in /home/clients/65ae49b02edc850f2a828691743cfaa6/old/framework/class/Database.php at line 21